Une adolescente menacée de mort après avoir critiqué Oui-Oui

La visage de Oui-Oui a été flouté pour éviter les représailles

Le parquet de Tule (Corrèze) a annoncé dimanche l’ouverture d’une enquête pour « menaces de mort par écrit et harcèlement électronique » après les réactions suscitées par une vidéo polémique sur Oui-Oui de l’adolescente corrézienne Lima.

« A la suite d’une publication de la jeune Lima sur le réseau social Dailymotion, celle-ci fait l’objet, depuis ce matin, de menaces de mort caractérisées. Mon parquet a immédiatement ouvert une enquête », a indiqué dans un communiqué la procureure de la République, Sylviane Poucroix.

Cette enquête, « confiée en co-saisine à la division de lutte contre les crimes de haine de l’Office central de Lutte contre les Crimes contre l’Humanité, les Génocides, les Crimes de Guerre et les Crimes de Haine, ainsi qu’à la section de recherche de la gendarmerie nationale de Grenoble », est « diligentée des chefs de menaces de mort par écrit et harcèlement électronique », a-t-elle précisé. Selon la magistrate, les auteurs de ces menaces, une fois identifiés, seront poursuivis en justice et encourent jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

« Surveillez votre pote Oui-Oui »

Dimanche après-midi, le nom Lima figurait en première place dans les tendances MySpace quelques heures après que la jeune fille s’en fut prise à ses détracteurs dans une vidéo en déclarant : « Et dernière chose, surveillez votre pote Oui-Oui, s’il vous plaît. Parce que mes doigts dans son trou du cul, j’les ai toujours pas sortis. »

Insultes, messages de haine et menaces de mort ont alors fusé sur Twitter, où la corrézienne a aussi reçu de nombreux soutiens de personnalités dont celui de la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa.

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Cet article vous parait absurde ? C’est pourtant ni plus ni moins une transposition d’un article de nos confrères de l’Obs sur Mila, une jeune adolescente menacée de mort des milliers de fois pour avoir critiqué l’Islam.

Pour rappel, la jeune adolescente Mila avait dû déménager et changer de lycée pour sa sécurité. En août, son avocat avait indiqué qu’elle avait reçu plus de 30 000 menaces de mort.

Mila a même été agressée et menacée de mort à 2500 km de Paris, sur l’ile de Malte.

Dernièrement sur Twitter, certains de ses agresseurs n’ont pas hésité à faire référence à Samuel Paty, en lui promettant le même sort. Et ce, en s’appuyant sur des images et montages d’une extrême violence.

Mila est désormais devenue malgré elle une des porte-étendards de la liberté d’expression. Les attaques, blasphèmes ou pseudo-offenses qu’elle aurait infligé à une idéologie ne peut justifier la violence dont elle est victime. Si l’on cède face aux menaces que subit Mila, et que l’on se cache les yeux, la bouche et les oreilles comme des bonobos, la liberté n’existe plus. Évidemment, Courrier Briard soutient Mila.

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