Il retrouve le sourire après avoir critiqué 127 fois la Mairie sur le groupe Facebook de sa ville

Après avoir vécu de difficiles périodes de dépression, Joël Bredindin a retrouvé son salut dans la critique des autres, en particulier sur une cible bien facile.

Les paroles s’envolent, les aigris restent

Joël Bredindin a grandi dans plusieurs coins de Seine-et-Marne. Sa jeunesse, son adolescence et sa vie de jeune actif n’ont pas toujours été couronnées de bonheur. Bredindin ressentait un vide permanent, comme s’il se sentait transcendé d’une mission qu’il ne parvenait pas à déterminer.

Cette incompréhension et ce manque l’ont mené dès le plus jeune age à d’intenses périodes de dépression. A l’époque, il trouve quelques solutions homéopathiques qui le soulagent, comme le harcèlement de ses professeurs, de ses camarades, des services après-vente, sur Twitter particulièrement. Se plaignant de tout, pour un oui ou pour un nom, il sentait déjà qu’il excellerait dans ce domaine.

Ces dernières années ont vu naître l’émergence des groupes Facebook “Tu sais que tu viens de [Nom de la ville]“. A l’origine destiné à la mémoire et au souvenir, ces groupes sont souvent devenus un recueil de critiques envers la Mairie de la ville, mais également un moyen d’attaquer les autres habitants et visiteurs, et pour certains de se défouler.

C’est au bout de la 127ème critique que Joël réalisa l’heureuse vérité : il avait trouvé un sens à sa vie. Sa raison d’être était finalement toute trouvée.

D’après lui, le principe est très simple : “il suffit de reprocher le moindre problème au sein de la ville à la Mairie”. La qualité des transports en commun, c’est la Mairie ! L’état des routes (même départementales et nationales), c’est la Mairie ! Les ordures, c’est la Mairie ! Les incivilités, c’est la Mairie ! Le bruit, c’est la Mairie ! Les gilets jaunes, c’est la Mairie ! La pollution, c’est la Mairie ! La faim dans le monde, c’est la Mairie !

“J’ai retrouvé un sens à ma vie”

“La Mairie est un bouc-émissaire parfait” se confie à nous Joël Bredindin. “c’est la première entité entre les citoyens, et l’administration, l’état et les collectivités. On peut tout lui reprocher, c’est génial !”.

Joël Bredindin a également d’autres objectifs. En 2020, déjà 49 % des maires ont annoncé ne pas souhaiter pas se représenter. “C’est en partie grâce à des gens comme moi, je suis très fier”. Mais le seine-et-marnais a également un objectif plus ambitieux “je souhaite faire monter ce chiffre à 90%”. D’après lui, l’état l’aide beaucoup dans cette quête “ils donnent de plus en plus de responsabilités aux mairies en donnant de moins en moins d’argent, ça créé un climat génial”.

Il est plaisant de voir que certaines personnes ayant souffert finissent par trouver leur voie. Courrier briard ne ratera jamais une occasion de leur donner la voix.

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