Facebook va supprimer les comptes des personnes qui commentent les articles sans les lire

Official White House Photo by Lawrence Jackson

15 ans après sa création, la firme de Mark Zuckerberg réussit encore à prendre de court ses utilisateurs par des décisions radicales.

Facebook est frappé depuis plusieurs années par une recrudescence de mauvais comportements. Un des pires comportements, dénoncé par plusieurs organes de presse, se trouve en dessous de chaque article publié sur Facebook. En effet, beaucoup d’utilisateur du réseau social américain commentent les articles de presse, parodiques ou sérieux, sans n’avoir lu une once de l’article, ne se référant qu’au titre et à son image d’illustration.

C’est pourquoi dès Janvier 2020, Facebook va supprimer sans sommation les profils des utilisateurs ayant ce comportement.

Un nouveau bouton annulé

Le premier projet de Facebook était d’instaurer un bouton “lis l’article et ferme ta gueule”. Cependant, d’après le porte-parole du réseau social, instaurer un bouton aussi spécifique n’aurait pas eu d’impact sur les commentaires, il fallait frapper plus fort.

Des médias complices

Mais pour Facebook, les utilisateurs ne sont pas les seuls coupables de ces comportements. Les community managers des différentes entreprises de presse jouent aussi beaucoup avec ça. Publiant sur Facebook des titres tronqués, sans préciser le lieu, la date, le contexte, dans le but de créer chez le lecteur un énervement, une frustration, qu’il s’empresse de répandre dans les commentaires. Ce qui devient alors bénéfique pour la page Facebook du journal : plus il y a de commentaires et de réactions, plus l’article sera visible et en conséquence générera un grand nombre de clics vers le site web du journal. Dans le champ lexical du web, ces stratégies relèvent plus de la “putaclic” qu’autre chose, mais n’oublions pas que pour les médias, après les subventions publiques, la publicité représente leur principale source de revenus. Cela leur permet ainsi de fournir des articles complets en accès gratuit tout en maintenant un certain équilibre économique.

Une autre solution plus simple aurait été de faire comme Courrier Briard : se faire financer par des fonds occultes, comme ceux de la Confrérie des Chevaliers du Brie de Melun ou encore de l’Organisation Armée des Indépendantistes Gâtinais. Grâce à ça, aucune publicité et aucun abonnement n’est nécessaire pour lire à Courrier Briard.

Bon, puisque vous avez lu l’article, on peut vous l’avouer : le camembert est une contrefaçon du Brie.

“Ce n’est pas parce que tu parles que tu es intelligent” – Leslie Nielsen dans Taken 3

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